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IRSC 2016

Nous vous rappelons que le 26e Congrès international de la sécurité ferroviaire, the International Railway Safety Council (IRSC) se tiendra du 2 au 7 octobre 2016 en France, à l'hôtel Pullman Bercy, Paris...
Les faits marquants de l'incidentologie et de l'accidentologie en 2015
 
28 janvier

Déraillement d’une rame TGV vide de voyageurs en gare de Lyon à Paris. Lors de sa mise à quai, la rame déraille par bi-voie suite à la modification de la position d’une aiguille lors de son franchissement.  Cet accident, qui n’a causé aucun dommage humain mais qui a provoqué des dégâts importants sur l’infrastructure et le matériel, est consécutif à un défaut de maintenance des installations de signalisation. Il fait partie des événements pris en compte par l’étude réalisée par le cabinet Ligeron relative aux facteurs organisationnels et humains, commanditée par le BEA-TT et réalisée en 2015. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet accident.
 
23 février
Quasi rattrapage, à La Possonnière (49), d’un TGV à l’arrêt par un TER en raison de la réalimentation intempestive du relais de commande du signal donnant accès au canton par un agent de maintenance. Alors qu’il roule à une vitesse de 116km/h, le conducteur du TER s’arrête en urgence dès qu’il voit les feux arrière du TGV environ 1.5 km devant son train et évite ainsi la collision. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet incident qui n’a eu aucune conséquence, mais qui a mis en évidence plusieurs erreurs humaines.
 
21 avril
Collision entre un transport exceptionnel et un train Intercités, à Nangis (77). Heurt par le train d’un camion dont la remorque surbaissée est en contact avec le platelage du PN41, SAL4 non repris au PSN (programme de sécurisation national), puis déraillement. Cet accident a fait trois « blessés graves » et 32 « blessés légers » parmi les personnes transportées. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête pour déterminer notamment les causes exactes de l’immobilisation de l’ensemble routier sur le PN.
 
12 octobre

Déraillement d’un TER, sur l’aiguille d’entrée de la gare de Sainte-Pazanne (44). Déraillement par bi-voie suite à la modification de la position d’une aiguille au passage de la circulation suite au déshuntage fugitif d’une zone de voie et à l’enregistrement d’un itinéraire incompatible. Cet accident n’a provoqué que des dégâts mineurs sur l’infrastructure et le matériel. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet accident. Sans attendre les résultats de cette enquête, des mesures immédiates ont été mises en place. 
 
20 octobre
Dérive d’un TER après un choc avec deux bovins, à Serqueux (76). La collision à la vitesse de 136 km/h provoque la perte des capacités de freinage du train. Celui-ci dérive ainsi sur 20 km jusqu’à ce que le profil de la ligne le ralentisse suffisamment pour que le conducteur l’immobilise avec des cales anti-dérives. Cet accident n’a eu aucune conséquence sur les personnes transportées, mais le matériel roulant a subi d’importants dommages.  Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet accident. SNCF Mobilités a engagé un plan de modification des matériels impliqué.
 
14 novembre
Le déraillement à 243km/h d’une rame d’essai TGV à Eckwersheim (67), hors RFN, le 14 novembre 2015, lors des essais d’homologation du 2e tronçon de la ligne à grande vitesse Est-européenne, est l’accident ferroviaire marquant de l’année 2015. Cet accident a en effet occasionné la mort de 11 personnes et des blessures graves à 21 personnes parmi les 53 personnes présentes à bord, ainsi que des dommages importants sur le matériel et sur les infrastructures. Celui-ci résulte d’un freinage tardif (+12s à 330 km/h) entraînant une survitesse (+67 km/h) en entrée de courbe. Pour ces essais, les systèmes de contrôle automatique de vitesse (TVM 430 et ERTMS) avaient été désactivés afin que le train circule à la vitesse de la ligne + 10 %. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet accident.
 
1er décembre
Déraillement d’un TER lors de son entrée en gare de Laroche-Migennes (Yonne) à la vitesse de 20 km/h, au passage d’une aiguille préalablement talonnée. Une succession d’écarts dans l’application des règles d’exploitation est à l’origine de ce talonnage : non restitution d’une installation de sécurité après travaux ; vérification erronée par l’équipe de relève ; méconnaissance du site. Le BEA-TT a déclenché l’ouverture d’une enquête technique sur cet accident qui n’a causé que des dommages au matériel roulant et à l’infrastructure.